Au premier abord, et vu ce qu’on en lit, on pourrait croire que c’est un « windows » dans le sens habituel du terme : système d’exploitation. Même wikipedia (français) le qualifie ainsi : « Windows Azure est le nom du prochain système d’exploitation du géant de l’informatique américain Microsoft. »
En fait non. Ce n’est pas un système d’exploitation genre WebOS capable d’exécuter mes applications. Ce n’est pas un système qui gère UN ordinateur (il en gère des milliers), il n’y a pas de gestion de périphérique (je n’y branche pas mon imprimante), il n’y a pas un utilisateur (mais des centaines, voir des milliers), et je ne lui fais pas exécuter mes applications habituelles (mail, traitement de texte, logiciel de traitement de photo…)
On devrait plutôt le qualifié de « plateforme d’exécution », de « Platform as a service ».
il est plus proche (pour ne pas dire identique) de l’infrastructure et des solutions Google, Sales Force et Amazon que d’un « windows ».
On trouve une doc technique à cet endroit.
Schéma de ce que j’en comprends :

Le point de départ, c’est le serveur Web IIS+ASP.net. Permettant de déployer site et web services.
Ensuite, la possibilité de lancer des batchs (ce qu’ils appellent « worker role ») = traitements longs pas lançable dans une session web. Codé en .Net.
Dessous, le stockage. Avec la petite « astuce commerciale » de l’appeler SQL Services, alors qu’il n’y a rien de SQL là dedans ! C’est du stockage « row ».
On voit surgir le dessin globale de Microsoft : une grande cohérence de la technologie .Net : poste windows, silverlight, et maintenant côté « cloud ».
L’aboutissement de millions de dollars investis dans la construction de data centers, qui leur permet maintenant d’être vraiment sur tous les fronts :
- desktop, avec l’os et les outils de développement,
- mobile (bataille toujours en cours avec symbian),
- client léger-riche (bataille toujours en cours Silverlight/Flex)
- côté serveur. Ils ont maintenant une solution complète, contrairement à leurs concurrents :
Adobe qui ne se bas que sur le front du client.
Les plateformes cloud comme Google et Sales Force, mais eux n’ont rien au niveau du client et sont limités au javascript.
Je croyais le géant endormi, plein d’inertie… Il nous montre bien ici, au contraire, toute sa vigueur.
