C’est le dernier livre de Nicholas Carr, dont je lis régulièrement et avec plaisir le blog.
Le livre est divisé en 2 parties.
Dans la première, il établit un parallèle entre l’évolution de l’électricité et de l’informatique.
Au début, les entreprises produisaient, par leur propre moyen, leur énergie (moulin, central thermique, etc.) jusqu’à arriver au système actuel où il ne serait absolument plus du tout rentable de la produire soit même face aux gigantesques centrales qui produisent en méga watt.
Pour l’informatique, ça se traduit en “méga” centers qui stockent les données et exécutent également les traitements : le fameux “Saas”. Exemple : google, sales force, amazon S3, etc.
Totalement septique au départ, j’ai petit à petit accepté et adopté l’idée au fil des pages.
Et j’ai fini par chercher pourquoi il en serait autrement.
Techniquement, je ne vois pas de frein. On ne voit quasiment pas de coupure internet (moins que de coupure électrique !). Flash, silverlight, ou “Ajax selon google”, même si c’est la guerre entre ces technos et qu’aucune ne s’est encore imposée, commencent à être mûres pour faire des interfaces vraiment conviviales.
Mais le frein que je vois, c’est… les données. Parce qu’au contraire des électrons, les données ont une valeur. Comme évoqué dans mon post précédent, je ne vois pas comment une entreprise peut confier ses données à une autre entreprise aussi “incontrôlable” que Google ou Sales Force. Surtout si leurs intérêts sont antagonistes. Ou si le gouvernement américain estime nécessaire d’aller farfouiller dans ces données (selon le “US Patriot Act”). Voir à ce sujet : Miasme ou Storm warning for cloud computing.
(sans même parler du “détail” de la licence de GMail qui fait que toutes les données deviennent la propriété de Google…)
Je ne veux pas dire par là que SaaS n’a aucun avenir. Au contraire, je crois que c’est une vrai (r)évolution pour l’industrie du logiciel, et pour les utilisateurs aussi ! Mais sans non plus balayer tout le reste.
La deuxième partie est moins palpitante car ne propose pas une vision sur l’avenir comme la première, mais montre quelques dangers d’internet qu’on a tendance à oublier… Une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal.

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